19 févr. 2008

Le parc


Des pas au hasard de ces sentiers cabossés. Ils tournent en rond, reviennent sur eux-mêmes, s’accordent une halte au pied d’un arbre centenaire. Un soleil tiède, encore timide, vient se mirer sur la surface gelée dont les cristaux éclatants lui renvoient son sourire. La fatigue et l’usure s’envolent. Des rires d’enfants surgissent, des vieilles dames se racontent, des accents de toutes les couleurs s’entremêlent et me transportent au bout du monde. Je dépose ma colère sur un banc entaillé. Des initiales gravées comme témoins d’un passage, d’une solitude abandonnée, d’une existence à crier. Je me laisse submerger par un torrent d’eau de vie qui tournoie et bouillonne, à l’envie, à l’envers. Ces lignes entrecroisées, ces ombres et ces reflets en compagnons de route, balises ancrées et essentielles. Le croissant de lune blanche déjà naissante finit de me remplir d’une douceur, d’un espoir qui me plaisent, me rassurent, me trahissent, me murmurent.

5 commentaires:

Leilyne a dit…

murmure dans une douce mélodie de "possible" encore...

Nath a dit…

Ca fait du bien de laisser sa colère de côté, ne serait-ce qu'un temps. Le bruit des autres nous fait oublier le notre qui gronde trop fort.

Bridget a dit…

@Leilyne :
C'est exactement ça oui !

@Nath :
Tu as résumé tout cela très joliment, comme d'habitude ;-) !

Fishturn a dit…

Bon il arrive ce livre ?

Bridget a dit…

@Fishturn :
2028, ça irait ? Ce sera le temps des mémoires ;-)) !