7 mars 2008

Plage déserte

Deux corps en déroute
Qui s’accrochent l’un à l’autre
Bouée inespérée
Dans les flots en tumulte
L’un s’agrippe, l’autre s’éloigne
Emporté par les vagues
Le ressac les sépare
La terre loin devant
Soulevés par le courant
Leurs forces abandonnées
Ils se laissent entraîner
Et échouent sur un banc
De sable d’amertume
Où écume et lichens
Enterrent leurs cœurs blessés
Sur cette plage déserte
Les deux corps se relèvent
Fantômes de l’aube pâle
Spectres déambulant
Sans boussole et voués
A errer dans ces dunes
Comme des chiens sans collier.

10 commentaires:

Laurent a dit…

Poésie, quand tu nous tiens !
Mais, cette plage déserte me parait bien animée ! :-)

Le désert fait rêver !
Les coeurs et les corps, il me semble !

Désirée a dit…

Le rythme est lancinant, douloureux. La chute est belle, inexorable (?) et me rappelle Cesbron.

Titus a dit…

Très joli.
On s'y croirait.

Well a dit…

L'amour silice
l'amour salace...

Bonne fête à toutes les Femmes
en fleurs ou en devenir...

Biz²

Nath a dit…

C'est beau. Triste. Comme la mer sous la pluie. C'est pour le printemps des poètes ?

Bridget a dit…

@Laurent :
Ce que j'aime ici, c'est l'interprétation de chacun, très différente de l'un à l'autre... Mais le désert a poussé jusque chez toi apparemment... fermeture définitive ;-) ?

@Désirée :
Bienvenue et merci. Inexorable peut-être pas, le facteur temps pourrait changer l'équation par exemple...

@Titus :
Merci...

@Well :
Amour poussière de roche qui s'infiltre partout et croque sous la dent... Merci Well. Bises aussi.

@Nath :
Merci et l'idée me plait, alors d'accord pour une petite contribution ;-)

Anonyme a dit…

Je l'aime beaucoup ce texte... ;-)

Bises.

Lulu

Bridget a dit…

@Lulu :
Je dois bien dire que je t'attendais un peu sur celui-là... ;-) Bises Lulu !

caramel a dit…

Je veux rester optimiste et croire que se sont les affres de la passion, les discordes inévitables, qui vous laissent porter cent ans de solitude, l'espace de quelques heures, de quelques jours, tout au plus, qui ont pourtant, tant ils sont lourds, un goût d'éternité.
Une errance temporaire, pas une séparation...ne pas se noyer dans l'amer.

Bridget a dit…

@Caramel :
Portés disparus peut-être, mais pas noyés non...