8 mai 2008

Une journée particulière

Le souffle léger de la brise
Nous ramène à ta mémoire
Et trace dans le ciel printanier
Un pont invisible vers ton rire étoilé
Des pas dans tes empreintes
Des mains qui te racontent
Des coeurs qui te rejoignent
Et des yeux qui en disent long
Les années étouffent les sanglots
Les images se font plus floues
Les souvenirs se cueillent en grappe
Et les fleurs embaument ton nom
Des bougies allumées pour réchauffer ta nuit
Du vin dans du cristal pour égayer nos routes
Des fruits doux et sucrés pour révéler ton âme
Et nos voix en écho pour monter jusqu’à toi
Le soleil au jardin illumine ton histoire
Il brûle de mille feux comme ta vie parmi nous
Un papillon doré vient nous dire l’éphémère
Et caresser nos joues d’une aile délicate
Les enfants aux pieds nus courent vers nos lendemains
Leurs rires comme des grelots que tu leur aurais offerts
Magie d’un gêne ancré au fin fonds de leur être
Ultime et explosif cadeau pour mieux te reconnaître.

4 commentaires:

caramel a dit…

La magie de son regard qui revit dans les yeux d'un enfant, un grain de beauté là, une faucette ici...et il est toujours si présent que chaque journée est particulière, même si il y en a une qui l'est forcément plus que d'autres...Pourquoi j'ai dit "il"?
Merci pour l'émotion passée (et présente!)

ELKABOS a dit…

Bonjour Bridget,

Texte profond qu'il est bien difficile d'appréhender. Il y a comme une indécence presque obsène à vouloir le faire.

Cependant cette "Journée particulière" est si forte, si intense qu'elle semble se vivre dans la nécessité absolue.
C'est bien la réalité de l'absence qui donne le volume à la présence. Comment faire pour approcher cette absence alors même qu'elle n'est plus que silence et disparition ?
Jamais une interrogation ne dira l'exacerbation douloureuse de l'attente renouvelée en chaque infime de l'instant.
Merci à vous.

ELKABOS a dit…

Petite précision sans vraie utilité, mais...
Ma médiocrité d'écrivaillon s'affichait ici !

Bridget a dit…

@Caramel :
C'était bien "il", oui, tu as vu juste. Merci de ta lecture Caramel.

@Elkabos :
Bonjour et merci de vos interrogations, réflexions qui complètent ces lignes. Ni indécence, ni médiocrité, juste un point de vue dont je retiens avant tout "c'est bien la réalité de l'absence qui donne le volume à la présence"...