11 janv. 2009

Impatience

Ce picotement à fleur de cœur, cette impression de dérouler les aiguilles à l’envers, tressaillement convulsif de tant d’espoir contenu… et l’attente, longue et froide, revêche et hautaine.
Tu ne peux pas me piétiner me dit-elle, je suis le passeur, l’incontournable.
J’ai beau jouer avec la matière et espérer une accélération des particules, rien ne se passe, rien n’arrive, tout stagne.
Ce vide qui me sépare de mon futur proche conjugué au conditionnel se remplit tour à tour de bleu ciel hypothétique, de blancs interrogatifs et de sombres images passées antérieures.
Zone de transit, aérogare désert et silencieux… Quelques jours, des siècles.

7 commentaires:

Nath a dit…

Bientôt... patience... Les routes ne sont pas toujours limpides ni courtes, il faut marcher parfois longtemps, avant de voir la lumière. Courage.

karine a dit…

Et la vie continue...

c'est toi qui l'a dit

je suis avec toi

PrincesseOnLine a dit…

"Si on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente". C'est Jules Renard qui a dit ça, mais quelque part je trouve que vos mots sont plus beaux.

Bridget a dit…

@Nath :
Je croise les doigts pour que cette fois, le bout du tunnel ne soit plus trop loin ! Réponse fin de semaine si tout va bien... :-)

@Karine :
Oui, toujours, et là elle pourrait prendre un chemin qui me plairait bien. Merci à toi Karine !

@PrincesseOnLine :
Bienvenue ! Merci de votre compliment et pour cette citation, je ne la connaissais pas. Dans mon cas, il s'agit plus de retrouver une certaine sérénité et stabilité professionnelle après de longs mois de chômage et de recherches, un petit bonheur parmi d'autres...

Mr SuperOlive a dit…

Attendre, s'attendre, puis s'entendre, s'étendre, tendrement...

Bridget a dit…

@Mr SuperOlive :
Très joliment dit, inspiré dis donc ;-) !

The Célinette a dit…

C'est dans ces zones de transit que j'apprends à renaître. Quand mon futur est incertain, alors je l'invente, plus beau, plus vif, plus fort, plus jouissif :)