La femme de Georges, une blog-copine, m’a refilé une patate chaude.
Donc on disait, moins de 10 minutes à vivre et 500 euros ?
D’abord je décroche les pendules et enlève les piles pour arrêter le temps… Laissons planer le doute et l’incertitude sur le moment exact, dernier sursaut d’espoir…
Puis j’enregistre un message post-mortem sur mon répondeur pour que personne ne soit surpris de mon silence, ça ne me ressemble pas…
Ensuite ça dépend de la saison… quitter ce monde en plein soleil ou blottie sous ma couette ?
Le moment arrive, je ne me laisse pas faire comme ça.
Je regarde la mort en face et essaie de négocier l'heure du départ : j’ai de bons arguments !
Les 500 euros me direz-vous ? Ca fait partie de la négociation.
La mort est cupide, c’est bien connu, elle n’en a jamais assez… elle doit être fatiguée aussi, à aspirer des vies en continu depuis la nuit des temps…
Alors je lui propose un break, une petite escapade, tout frais payés, histoire de recharger les batteries pour elle, et de jouer les prolongations pour moi…
Cocotiers, banquise ou sommets enneigés, thalasso, trecking ou formule club, à sa guise et peu m’importe, elle n’a même pas besoin de m’envoyer une carte postale… Il lui suffit juste de me mettre un peu plus bas sur la liste, ligne 2054 par exemple…
Je vous tiens au courant si on conclut le marché !
Pour ce qui est de l’invitation à répondre, si quelqu’un ici n’a pas encore été tagué, c’est pour lui/elle…
Tour à tour silencieuse, rayonnante, enivrante, rugissante, violente, déferlante...Mais toujours surprenante.
Jusqu'au bout.
Jusqu'au bout.
22 févr. 2009
15 févr. 2009
Mille feuilles
Il se tient droit là devant moi, me fait de l’œil, m’appelle. Beau, fier et élégant, dans son costume de sucre glace lisse et bien coupé, à l’allure racée dont rien ne dépasse.Tentation suprême, désir incontrôlé et urgent à assouvir… je plonge !
A main nue et sans couverts, tremblante et craintive de la suite…
L’approche est délicate et demande du doigté. La bouche ouverte appréhende le meilleur angle d’attaque. Les yeux se ferment au doux contact de cette matière devenue mouvante, vibrante et vivante au premier coup de dents.
Plaisir et volupté, ma langue caresse tous ces flancs débordants et n’en laisse s’échapper aucune miette.
Quelques bouchées plus tard, je contemple l’assiette vide et sourit à ce délice englouti, les yeux encore écarquillés de cet appétit retrouvé sur ce bout de carré sucré.
Inscription à :
Messages (Atom)