18 juil. 2010

"Coques, coquilles et coquillages..."

De ces instants fugueurs posés ensemble, il me reste des minutes en apnée, hors du temps, où l’air ne manque jamais.
Des fragments de lumière blanche, des bribes d’azur dans nos prunelles, des suites de points liés.
Je garde la saveur de nos étreintes salées, de nos grains de peaux ensablées, de nos empreintes coulées dans cette immensité.
Je fixe les pastels, dilue tous ces pigments sur des toiles de coton blanc regonflées sous le vent.
Nous pêchons des parfums aux couleurs électriques, creusons à pleine mains nos jours qui se dérobent sous un soleil qui pique.
Intraveineuse d’amour, molécule addictive, nous vivons sur ce fil de notes sélectives.
J’apprends encore le nom de ces heures au zénith, bâtis à demi-mots nos châteaux de granit.
Au galop sur nos souffles alignés, je scrute l’horizon, détache nos silhouettes sur cette ligne inventée.
Elles prennent en consistance au fil des lunes et des marées, rejoignent ces bulles d’or et tournent en ombres chinoises sur le manège de nos souvenirs d’été.

2 commentaires:

Fishturn a dit…

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Bridget a dit…

D'autres histoires à venir et à raconter, pour que le temps venu, ils puissent s'émerveiller devant leurs propres coccinelles