25 juil. 2010

Suspendue

Un corps sans voile ni artifice.
Que le grain de sa peau pour unique couverture.
Un corps mis à nu, immobile, aux histoires chaotiques, aux cicatrices blanchies.
Il repose devant moi, invitant ma main à se perdre dans le creux de ses détours, sur le plein de ses vies.
Frissonnant au moindre battement de cil perdu, il me conte des soupirs passés et me livre ses désirs emmurés.
Je le parcours sans réserve, sans retenue, découvrant peu à peu son histoire inachevée.
Distillant ses angoisses, dissolvant ses silences, le cocon se fissure au fil de mon voyage.
Un vent nouveau l’accompagne, celui de l’insouciance retrouvée, de l’instant accompli.

4 commentaires:

Well a dit…

L'insouciance retrouvée voilà le mot que je cherchais.
Heureux de te voir, toi aussi, de nouveau envolée sur ta plume...

Bridget a dit…

Plaisir partagé ! Et quel retour en force de ton côté :)
Merci de cette visite Well, touchée !

Sarah Tralala a dit…

Je suis tombée sur ton blog par hasard, et wow ! j'adore tes textes, tu joues avec les mots jusqu'à en faire jaillir mille images ! Bravo.

Bridget a dit…

Merci Sarah, je suis heureuse de partager ces images avec toi alors. Je laisse ce blog ouvert mais reste de longues périodes sans y revenir, juste par nécessité parfois... comme aujourd'hui où écrire est mon seul échappatoire.
Désolée donc de ne pas avoir répondu plus rapidement à ton message.