13 sept. 2012

Heure creuse

Le vin dans mes cellules danse et ondule
Emmenée par les vagues incessantes de ce corps étranger
Je me laisse dériver

Elles me bercent, me caressent
Soulèvent ce corps lourd et inerte
Flottant dans leurs bras d'écume amère il tangue
Le cœur prêt a passer par dessus bord.

La houle se fait plus forte
Nuit pleine et lune masquée
L'esprit engourdi sombre.

L'aube épineuse se lève sur les parois de cristal asséchées
Une unique larme rouge aux reflets irisés
Me rappelle la pâleur de ces heures à pleurer sur vos tombes.

5 commentaires:

comment grossir a dit…

belle inspiration :)

voyante a dit…

très joli poème

Anonyme a dit…

Heure pleine de larmes versées sur la tombale
En corde rappelle cette autre enfouie naissance
De sang teinte originelle et du son verre timbale
Me relie à la corbeille bercée de mon enfance.

... et la vie continue .. splendide votre style !

Yves Baudrin a dit…

De belles images, de belles fulgurances ( ces chevaux au galop: saisissant!ce voyage la nuit, en voiture où tu ne veux pas rentrer: ouahoww!) . Tout cela est bien profond et léger... Bravo N.!
Yves qui est très heureux d'avoir fait ta co-naissance!

Damien a dit…

Très beau !