Si jamais tu voulais danser dans mon sillage
Te pendre à mon parfum, comprendre mes mots idiots
Kidnapper mes lendemains, voler mes espérances
Je t’en prie enfuie-toi, laisse-moi avec mes nuages
Mes colères, mes regrets, mes doutes à fleur de peau
Mes chaînes et mes secrets, les monstres de mon enfance
Je n’ai rien à t’offrir que des frissons amers
Des blessures et des plaies, des cicatrices vulgaires
Des images qui font peur, des zéros de conduite
Je planterais mes griffes comme un chat paniqué
Dans ta peau, dans ta chair et dans ton cœur ouvert
Lacèrerais ton dos nu et t’aimerais trop vite
Avec la folle certitude de te voir t’échapper
Impuissant, effrayé par cette rage à l’envers
Si jamais je t’approche et te suis comme une ombre
Change tout de suite de trottoir, prends les jambes à ton cou
Ignore mes appels et fonds-toi dans la foule
Je te laisserai me perdre pour ne pas te rendre fou
Et rentrerai chez moi noyer ma solitude
Dans un verre de vodka, d’eau de mer et d’habitude.
Tour à tour silencieuse, rayonnante, enivrante, rugissante, violente, déferlante...Mais toujours surprenante.
Jusqu'au bout.
Jusqu'au bout.
29 avr. 2008
20 avr. 2008
A bien y regarder
J’ai cru que je pourrais mettre une claque à mes peurs
Les enterrer vivantes, jouer au nettoyeur
Je les ai observées, les ai eu par surprise
Certaine de ma toute puissance, sûre de mon emprise
Je les ai caressées pour les amadouer
Leur ai mis un collier pour les apprivoiser
Une muselière et une laisse pour bien les contrôler
Me suis vue invincible, forteresse édifiée
Sur des sables mouvants, des marécages fumants
Embourbée dans la vase des longs couloirs du temps
Mes peurs ont bien compris que je n’en menais pas large
Elles ont ri dans leurs dents, se sont mises à la page
Petites bêtes insoumises révoltées de leur sort
Retenues contre leur gré, emprisonnées à tort
Comprenant mon manège, elles ont joué le jeu
Guettant la moindre faille, un faux-pas, un aveu
Les pensant sages et dociles, je ne me suis pas méfiée
Leur rendant un peu plus chaque jour de leurs libertés
Jusqu’au jour où flottant dans un semi-coma
Elles se sont échappées et ont repris leurs droits
J’apprends à vivre avec et je ne les crains plus
Je connais leur visage, leur nom, je leur dis « tu »
Elles reviennent quelquefois pour me secouer l’échine
Faire couler le trop-plein, décrasser la machine
Elles font partie de moi, je les ai acceptées
N’en déplaise à cette autre qui me fait la grimace
Qui voudrait prendre le dessus et me remettre à ma place
Je la laisse faire son cirque et la regarde amusée
Cette autruche dont je me moque qui s’appelle Ma Fierté.
Les enterrer vivantes, jouer au nettoyeur
Je les ai observées, les ai eu par surprise
Certaine de ma toute puissance, sûre de mon emprise
Je les ai caressées pour les amadouer
Leur ai mis un collier pour les apprivoiser
Une muselière et une laisse pour bien les contrôler
Me suis vue invincible, forteresse édifiée
Sur des sables mouvants, des marécages fumants
Embourbée dans la vase des longs couloirs du temps
Mes peurs ont bien compris que je n’en menais pas large
Elles ont ri dans leurs dents, se sont mises à la page
Petites bêtes insoumises révoltées de leur sort
Retenues contre leur gré, emprisonnées à tort
Comprenant mon manège, elles ont joué le jeu
Guettant la moindre faille, un faux-pas, un aveu
Les pensant sages et dociles, je ne me suis pas méfiée
Leur rendant un peu plus chaque jour de leurs libertés
Jusqu’au jour où flottant dans un semi-coma
Elles se sont échappées et ont repris leurs droits
J’apprends à vivre avec et je ne les crains plus
Je connais leur visage, leur nom, je leur dis « tu »
Elles reviennent quelquefois pour me secouer l’échine
Faire couler le trop-plein, décrasser la machine
Elles font partie de moi, je les ai acceptées
N’en déplaise à cette autre qui me fait la grimace
Qui voudrait prendre le dessus et me remettre à ma place
Je la laisse faire son cirque et la regarde amusée
Cette autruche dont je me moque qui s’appelle Ma Fierté.
11 avr. 2008
Comme une plume au vent...
Je flotte... Légère, insouciante, portée par les courants. Des courants d'air, des courants chauds, des courants ivres...
Je pourrais m'en faire, je n'en trouve pas la force, je ne me trouve pas d'excuses.
Alors je me laisse guider, remettant à plus tard le sérieux et les rides, les marques du devoir, la course aux illusions.
Je descends et remonte, au gré des vents changeants, plane ou tourbillonne, survole des terres arides ou des prés verdoyants.
Les heures ne comptent plus, je les laisse défiler, je m'entraîne à ma vie avant de me déposer.
Je goûte à ce voyage sinueux, déroutant. Je pars à ma rencontre, dictionnaire sous le bras, pour mieux me déchiffrer, me traduire et déleste en chemin quelques malles inutiles, encombrantes et futiles.
Demain viendra sans doute m'attraper en plein vol, me remettre dans sa cage.
J'ai gardé dans la poche le double de la clé et en profiterai lorsque le temps viendra, joyeux ou tourmenté, pour m'échapper, petite plume au vent portée par les courants.
Je pourrais m'en faire, je n'en trouve pas la force, je ne me trouve pas d'excuses.
Alors je me laisse guider, remettant à plus tard le sérieux et les rides, les marques du devoir, la course aux illusions.
Je descends et remonte, au gré des vents changeants, plane ou tourbillonne, survole des terres arides ou des prés verdoyants.
Les heures ne comptent plus, je les laisse défiler, je m'entraîne à ma vie avant de me déposer.
Je goûte à ce voyage sinueux, déroutant. Je pars à ma rencontre, dictionnaire sous le bras, pour mieux me déchiffrer, me traduire et déleste en chemin quelques malles inutiles, encombrantes et futiles.
Demain viendra sans doute m'attraper en plein vol, me remettre dans sa cage.
J'ai gardé dans la poche le double de la clé et en profiterai lorsque le temps viendra, joyeux ou tourmenté, pour m'échapper, petite plume au vent portée par les courants.
4 avr. 2008
Ce soir, il me reste...
Cinq ans dans un carton
Des petits bouts de rien
Des miettes de pas grand chose
Quelques instantanés
De vos jolis sourires
Des traces de bonne humeur
Des bribes de vos délires
Trois quatre notes de musique
Pour danser sur les tables
Des confettis mouillés
Des bulles multicolores
Des papiers griffonnés
Des heures effervescentes
Vos regards pleins d’étoiles
Et vos cœurs qui débordent.
Des petits bouts de rien
Des miettes de pas grand chose
Quelques instantanés
De vos jolis sourires
Des traces de bonne humeur
Des bribes de vos délires
Trois quatre notes de musique
Pour danser sur les tables
Des confettis mouillés
Des bulles multicolores
Des papiers griffonnés
Des heures effervescentes
Vos regards pleins d’étoiles
Et vos cœurs qui débordent.
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