27 janv. 2008

Cent maux dire

Les silences déposés sur ce corps endormi,
Quand le K.O. l’emporte au plus noir de la nuit
Le chaos des pensées qui surgissent et explosent
De rage ou d’amertume, juste limite overdose
Les battements sourds et creux de ce coeur embrumé
Qui raisonnent et percutent les murs de sa fierté
Les frissons laissés vains sur la couche froide et dure
Les reflets métalliques des mailles de cette armure
Le tranchant de ce glaive aiguisé sur la pierre
Planté d’une main assurée pour gagner quelle guerre ?
La chair ensanglantée par ce rire de victoire
La tête endommagée par ces rêves de gloire
La folie passagère de vouloir emporter
Ces maux comme un fardeau... et puis les libérer
Les laisser devenir les souvenirs malhabiles
D’un grain de sable au vent, silice en terres fragiles
Ne retenir que l’écho éphémère et soyeux
De la vague qui se retire pour laisser dans les yeux
Une lueur, un éclat, une envie et le feu.

7 commentaires:

Nath a dit…

C'est très joli. Merci pour ces mots.

denis_m a dit…

Toujours aussi bien !!!! Continue comme ça.

Leilyne a dit…

Et dans un silence le silence des mots....
Car dans ce silence les non-dits explosent....

Dans ce silence aux mille mots....

Merci encore et toujours pour l'âme de tes lignes Bridget...

Et plus encore aujourd'hui,où les propos de laurent ont pris la route du silence....

Bridget a dit…

@Nath, Denis et Leilyne :
Je ne peux que vous remercier à mon tour de votre fidélité à ce drôle de carnet à spirales, de vos encouragements si touchants... c'est toujours incroyable de partager une émotion, quelle qu'elle soit, par des mots, une photo, une musique, un dessin, une peinture... et l'on dit ce monde virtuel :-)!

caramel a dit…

Maudits mots dits dans le blanc de la nuit...connais-tu, toi aussi, l'orage des insomnies?
C'est dans ces moments-là que j'ai le plus d'inspiration, mais les mots les plus forts sont accouchés dans la douleur...

elleva a dit…

Tes mots sont des sons, des images, des films. Ils vibrent de ce que tu es: en Vie. Merci bridget d'être de ces vivants qui vibrent, tandis que tant et tant d'autres sont déjà morts dans l'intérieur.
(plaisir de venir un peu chez toi. ça faisait longtemps, je sais... amitié. L)

Bridget a dit…

@Caramel :
Suis un oiseau de nuit aussi, oui... c'est vrai que souvent la souffrance et la douleur transcendent les lignes qui fusent comme un exutoire. Je suis d'autant plus admirative qu'il faut alors un réel talent pour écrire avec humour, allégresse et légéreté des notes touchantes et émouvantes sur des sujets parfois très "graves".

@Elleva :
Quel plaisir de te retrouver ici !!
Longtemps ou pas, ce n'est pas important, l'essentiel étant de re-vibrer ensemble devant la vie qui nous entraîne non ? Merci infiniment de ce petit détour sur ces pages L, et j'espère à très bientôt !