Lulu s’en est allée rejoindre des fous à lier
Une bande peinturlurée et prête à chahuter
Faux-cils, plumes et chapeaux, résilles et talons hauts
C’est le temps de la démesure et des rires à gogo
Des ombrelles qui se moquent de la pluie et du froid
Des chœurs à l’unisson pour défier les narquois
Tradition ancestrale portée par les saisons
Les marées et la pêche, pour nourrir les maisons
Ces chapelles accueillantes qui chantent leur histoire
Dunkerque ne les compte plus, elles restent dans sa mémoire
Va-t-en timide Lulu apprendre ces vers coquins
Reviens-nous riche de ces délires, de ces mots clandestins
Qu’on partage dans les rues, le sourire taquin
Emporte ces airs marins, ces poèmes truculents
Le carnaval au cœur, les yeux, les cheveux au vent.
Tour à tour silencieuse, rayonnante, enivrante, rugissante, violente, déferlante...Mais toujours surprenante.
Jusqu'au bout.
Jusqu'au bout.
31 janv. 2008
27 janv. 2008
Cent maux dire
Les silences déposés sur ce corps endormi,
Quand le K.O. l’emporte au plus noir de la nuit
Le chaos des pensées qui surgissent et explosent
De rage ou d’amertume, juste limite overdose
Les battements sourds et creux de ce coeur embrumé
Qui raisonnent et percutent les murs de sa fierté
Les frissons laissés vains sur la couche froide et dure
Les reflets métalliques des mailles de cette armure
Le tranchant de ce glaive aiguisé sur la pierre
Planté d’une main assurée pour gagner quelle guerre ?
La chair ensanglantée par ce rire de victoire
La tête endommagée par ces rêves de gloire
La folie passagère de vouloir emporter
Ces maux comme un fardeau... et puis les libérer
Les laisser devenir les souvenirs malhabiles
D’un grain de sable au vent, silice en terres fragiles
Ne retenir que l’écho éphémère et soyeux
De la vague qui se retire pour laisser dans les yeux
Une lueur, un éclat, une envie et le feu.
Quand le K.O. l’emporte au plus noir de la nuit
Le chaos des pensées qui surgissent et explosent
De rage ou d’amertume, juste limite overdose
Les battements sourds et creux de ce coeur embrumé
Qui raisonnent et percutent les murs de sa fierté
Les frissons laissés vains sur la couche froide et dure
Les reflets métalliques des mailles de cette armure
Le tranchant de ce glaive aiguisé sur la pierre
Planté d’une main assurée pour gagner quelle guerre ?
La chair ensanglantée par ce rire de victoire
La tête endommagée par ces rêves de gloire
La folie passagère de vouloir emporter
Ces maux comme un fardeau... et puis les libérer
Les laisser devenir les souvenirs malhabiles
D’un grain de sable au vent, silice en terres fragiles
Ne retenir que l’écho éphémère et soyeux
De la vague qui se retire pour laisser dans les yeux
Une lueur, un éclat, une envie et le feu.
23 janv. 2008
Eclosion
« Décider de ce qui est bon et juste pour soi dans l’instant ».
Cette phrase entendue et reçue raisonne en moi depuis quelques jours.
Quelques mots simples qui me remplissent, une évidence mise en lumière qui apaise mes questions en rafale et donne à mon regard intérieur une perspective nouvelle.
La réponse à beaucoup de tiraillements. Etape ultime de ce combat. Tomber le masque et me montrer telle que je suis, telle que je veux être.
Etre vraie, en harmonie avec moi-même, authentique, vibrante, énergétique.
Renier la fatalité et accepter ma vérité. Faire le vide pour me remplir d’autre.
Souffler, inspirer.
Déposer le fardeau trop lourd des épreuves passées, m’en décharger pour repartir légère, le cœur perméable, l’esprit en éveil.
La gestation lente et douloureuse, indispensable pour me trouver, me reconnaître, m’admettre, éclore, se termine.
Eclore, pousser, grandir encore avant de me faner.
Traverser cet espace-temps en restant aux commandes, libre arbitre de mes choix, guidée et portée par une vitalité nouvelle et bienveillante.
Bienveillante pour moi-même pour accéder aux autres.
Ouvrir une brèche dans le champ des possibles. Laisser sa part à l’inconnu, l’accueillir sans tricher.
Lâcher prise pour ressentir enfin et pleinement ces ondes invisibles qui nous transportent.
M’enrichir au cours du voyage des trésors découverts sur la route, cheminer en gardant dans les tripes cette force de dire non et les yeux de mon âme bien ouverts.
Reconnaître à chaque instant ce qui est bon et juste pour moi.
Cette phrase entendue et reçue raisonne en moi depuis quelques jours.
Quelques mots simples qui me remplissent, une évidence mise en lumière qui apaise mes questions en rafale et donne à mon regard intérieur une perspective nouvelle.
La réponse à beaucoup de tiraillements. Etape ultime de ce combat. Tomber le masque et me montrer telle que je suis, telle que je veux être.
Etre vraie, en harmonie avec moi-même, authentique, vibrante, énergétique.
Renier la fatalité et accepter ma vérité. Faire le vide pour me remplir d’autre.
Souffler, inspirer.
Déposer le fardeau trop lourd des épreuves passées, m’en décharger pour repartir légère, le cœur perméable, l’esprit en éveil.
La gestation lente et douloureuse, indispensable pour me trouver, me reconnaître, m’admettre, éclore, se termine.
Eclore, pousser, grandir encore avant de me faner.
Traverser cet espace-temps en restant aux commandes, libre arbitre de mes choix, guidée et portée par une vitalité nouvelle et bienveillante.
Bienveillante pour moi-même pour accéder aux autres.
Ouvrir une brèche dans le champ des possibles. Laisser sa part à l’inconnu, l’accueillir sans tricher.
Lâcher prise pour ressentir enfin et pleinement ces ondes invisibles qui nous transportent.
M’enrichir au cours du voyage des trésors découverts sur la route, cheminer en gardant dans les tripes cette force de dire non et les yeux de mon âme bien ouverts.
Reconnaître à chaque instant ce qui est bon et juste pour moi.
20 janv. 2008
Madre
1,53 m, ni plus, ni moins. Un petit bout de femme perché sur des talons carrés, aux yeux couleur émeraude, qui contemplent mes rides.
Son bébé est bien là, joufflue et toute dodue, derrière cette étrangère qui n’en fait qu’à sa tête. Elle se demande sans doute ce qui lui prend parfois de hurler à tout-va, de foutre en l’air sa vie, de renier ce monde qu’elle lui avait offert.
Elle n’imaginait pas, en lui tenant la main, sur cette place au soleil, des années en arrière, que cette enfant perdrait un jour sa candeur coutumière.
Mais que se passe-t-il donc dans le crâne de sa fille, elle cherche et ne trouve pas de raison suffisante ou d’histoire assassine. Ses mains tâchées de son croisées sur les genoux sont toujours là tendues dans les plus mauvais coups.
Elle en aura passé des nuits à se retourner pour dénouer les fils de ses pelotes emmêlées, pour tenter de comprendre comment la vie amène de gais bambins robustes à devenir roseaux couchés abattus par la grêle.
C’est qu’elle a oublié les farces et puis les pièges, maintes fois déjoués dans ce merveilleux manège. Elle en a eu son lot comme tout le monde ici-bas mais dans la fuite du temps, son passé ne compte pas.
Elle veut vivre avec rage, pour insuffler encore du fin fonds de son cœur ses espoirs et sa force, son incroyable courage.
Ses sourires en disent long, elle reste malgré tout, malgré nos coups de gueule, nos travers de toutes sortes, patiente, déterminée, elle nous ouvre sa porte.
On s’engouffre tout de go en quête de refuge, l’odeur d’un café chaud nous ramenant dans ses jupes. Elle entoure et protège, de ses bras frêles de mère, nos histoires chaotiques, nos plus folles chimères.
Son bébé est bien là, joufflue et toute dodue, derrière cette étrangère qui n’en fait qu’à sa tête. Elle se demande sans doute ce qui lui prend parfois de hurler à tout-va, de foutre en l’air sa vie, de renier ce monde qu’elle lui avait offert.
Elle n’imaginait pas, en lui tenant la main, sur cette place au soleil, des années en arrière, que cette enfant perdrait un jour sa candeur coutumière.
Mais que se passe-t-il donc dans le crâne de sa fille, elle cherche et ne trouve pas de raison suffisante ou d’histoire assassine. Ses mains tâchées de son croisées sur les genoux sont toujours là tendues dans les plus mauvais coups.
Elle en aura passé des nuits à se retourner pour dénouer les fils de ses pelotes emmêlées, pour tenter de comprendre comment la vie amène de gais bambins robustes à devenir roseaux couchés abattus par la grêle.
C’est qu’elle a oublié les farces et puis les pièges, maintes fois déjoués dans ce merveilleux manège. Elle en a eu son lot comme tout le monde ici-bas mais dans la fuite du temps, son passé ne compte pas.
Elle veut vivre avec rage, pour insuffler encore du fin fonds de son cœur ses espoirs et sa force, son incroyable courage.
Ses sourires en disent long, elle reste malgré tout, malgré nos coups de gueule, nos travers de toutes sortes, patiente, déterminée, elle nous ouvre sa porte.
On s’engouffre tout de go en quête de refuge, l’odeur d’un café chaud nous ramenant dans ses jupes. Elle entoure et protège, de ses bras frêles de mère, nos histoires chaotiques, nos plus folles chimères.
19 janv. 2008
Plongeon
Sur un câble suspendu entre nos tours d’ivoire, j’avance en équilibre à pas feutrés. Un faux mouvement, un souffle trop lourd et c’est la chute. Autour de moi le vide, renvoyant en écho mes peurs artificielles, aspirant mes vertiges pour mieux les disséquer. La distance est réelle, l’envie irrésistible, de glisser sur l’acier et me brûler les doigts, de rougir de mon sang ce fil métallique, d’arriver chair et os jusqu’à ces barricades.
Cette pensée s’évapore dans le ciel de mes doutes, comme bien d’autres avant elle m’avaient barré la route vers ces terres mystérieuses.
Mes bras en balancier, je me fige immobile, en suspension dans l’air du temps, en retenue sur les jours qui défilent.
Je me fabrique une passerelle d’illusions, les cordes y sont fragiles et le bois vermoulu, mais pour atteindre cette tour, je prendrais tous les risques.
Celui de la laisser dans un tiroir secret, double fonds et cadenas, dont la clé a fondu dans le feu torride de mes souvenirs.
Celui de la garder comme un trésor caché dans la soute d’une épave engloutie par les flots, un océan de larmes.
Celui de la percer, cristal ou verre trempé, et même de la briser, éclats éparpillés, miettes translucides.
Les jambes tétanisées, je regarde vers le haut, aperçois le duvet d’un nuage floconneux, les ailes d’un oiseau qui survole la scène et plonge dans cet abîme. Sa vitesse m’impressionne, me fais tourner la tête, je vacille, il m’entraîne, grand saut vers l’inconnu, détour inattendu.
La forteresse s’éloigne et devient dans l’envol un point minuscule. Tout est à refaire, le chemin à l’envers, le pont à reconstruire, le coeur à calmer, la tête à garder froide, le corps à maîtriser, le souffle à retrouver.
Cette pensée s’évapore dans le ciel de mes doutes, comme bien d’autres avant elle m’avaient barré la route vers ces terres mystérieuses.
Mes bras en balancier, je me fige immobile, en suspension dans l’air du temps, en retenue sur les jours qui défilent.
Je me fabrique une passerelle d’illusions, les cordes y sont fragiles et le bois vermoulu, mais pour atteindre cette tour, je prendrais tous les risques.
Celui de la laisser dans un tiroir secret, double fonds et cadenas, dont la clé a fondu dans le feu torride de mes souvenirs.
Celui de la garder comme un trésor caché dans la soute d’une épave engloutie par les flots, un océan de larmes.
Celui de la percer, cristal ou verre trempé, et même de la briser, éclats éparpillés, miettes translucides.
Les jambes tétanisées, je regarde vers le haut, aperçois le duvet d’un nuage floconneux, les ailes d’un oiseau qui survole la scène et plonge dans cet abîme. Sa vitesse m’impressionne, me fais tourner la tête, je vacille, il m’entraîne, grand saut vers l’inconnu, détour inattendu.
La forteresse s’éloigne et devient dans l’envol un point minuscule. Tout est à refaire, le chemin à l’envers, le pont à reconstruire, le coeur à calmer, la tête à garder froide, le corps à maîtriser, le souffle à retrouver.
13 janv. 2008
Spirale
Emportée dans la roue du plaisir d’être deux
Me laisser enivrée et entrer dans ce jeu
Qui m’attire, qui m’aimante
Me chamboule et me hante
Complicité d’un soir, surtout ne rien attendre
Rencontres épisodiques par-delà les méandres
De nos vies solitaires, de nos pas parallèles
On s’observe et l’on cherche le signal, un appel
Je sens ma volonté, ma résistance me fuir
Son charme me consume, je devrais le maudire
Magnétisme infernal, frisson incontrôlé
Mes forces m’abandonnent, je fonds sous ses baisers
Toutes ces heures à bâtir de vaines et fausses excuses
A raisonner mon cœur, à déjouer ses ruses
Je prends ce qu’il me donne, des plaisirs au compte-goutte
Et laisse sur le bord du chemin mes mensonges en déroute
Ses caresses me sont douces, ami ou fol amant
Ses mains réchauffent mon âme refroidie par le temps
Que j’ai laissé courir, pour mieux le retrouver
De ces mots interdits, de ces silences passés
Je ne garde que la couleur de nos nuits encre et sienne
L’empreinte de nos corps qui se frôlent et se prennent
Le parfum de nos sèves, le parcours de nos bouches
Sur mes rêves enfouis, mes désirs peu farouches
Je laisse au hasard de nos envies, de ces instants improvisés
Le soin de nous conduire vers d’autres rives peuplées
D’incendie et de flammes, de moments endiablés
Où nos pas se rejoignent pour mieux s’y arrêter.
Me laisser enivrée et entrer dans ce jeu
Qui m’attire, qui m’aimante
Me chamboule et me hante
Complicité d’un soir, surtout ne rien attendre
Rencontres épisodiques par-delà les méandres
De nos vies solitaires, de nos pas parallèles
On s’observe et l’on cherche le signal, un appel
Je sens ma volonté, ma résistance me fuir
Son charme me consume, je devrais le maudire
Magnétisme infernal, frisson incontrôlé
Mes forces m’abandonnent, je fonds sous ses baisers
Toutes ces heures à bâtir de vaines et fausses excuses
A raisonner mon cœur, à déjouer ses ruses
Je prends ce qu’il me donne, des plaisirs au compte-goutte
Et laisse sur le bord du chemin mes mensonges en déroute
Ses caresses me sont douces, ami ou fol amant
Ses mains réchauffent mon âme refroidie par le temps
Que j’ai laissé courir, pour mieux le retrouver
De ces mots interdits, de ces silences passés
Je ne garde que la couleur de nos nuits encre et sienne
L’empreinte de nos corps qui se frôlent et se prennent
Le parfum de nos sèves, le parcours de nos bouches
Sur mes rêves enfouis, mes désirs peu farouches
Je laisse au hasard de nos envies, de ces instants improvisés
Le soin de nous conduire vers d’autres rives peuplées
D’incendie et de flammes, de moments endiablés
Où nos pas se rejoignent pour mieux s’y arrêter.
9 janv. 2008
Insomnie
Réveil saisissant au milieu de la nuit. Morphée s’en est allée voguer vers d’autres horizons, me sortant de mes songes hébétée et hagarde. Sensation déroutante d’une chute infinie, vertige accéléré par l’attraction lunaire, le monde des ombres s’agite et cherche à me convaincre.
Laisse tes yeux explorer nos contours, deviner nos secrets. Rejoins-nous dans la ronde et au diable tes préjugés. Tire les anges par les ailes, voue ton âme aux étoiles. C’est une chance que l’on t’offre.
Je l’ai prise tout d’un bloc.
Perception décalée, instants de folie douce, création euphorique, soif de parallèle.
Mes mots d'abord ont pris le large, devenus charabia exalté, insensé. Les pupilles dilatées sur le vent en déroute, les formes glissaient, accélèraient sur la toile défilante. Eclats de rêves entrelacés, kaléidoscope virtuel d’images imaginaires, je flottais et m’égarais dans cet état second délicieux, irréel.
Des années lumières ensuite, Morphée est revenu, accompagné de son père. Mes paupières ont reçu quelque poussière céleste, me plongeant à nouveau dans un sommeil inattendu, laissant le film des ombres, sans fin et suspendu au fil de mes nuits blanches.
Laisse tes yeux explorer nos contours, deviner nos secrets. Rejoins-nous dans la ronde et au diable tes préjugés. Tire les anges par les ailes, voue ton âme aux étoiles. C’est une chance que l’on t’offre.
Je l’ai prise tout d’un bloc.
Perception décalée, instants de folie douce, création euphorique, soif de parallèle.
Mes mots d'abord ont pris le large, devenus charabia exalté, insensé. Les pupilles dilatées sur le vent en déroute, les formes glissaient, accélèraient sur la toile défilante. Eclats de rêves entrelacés, kaléidoscope virtuel d’images imaginaires, je flottais et m’égarais dans cet état second délicieux, irréel.
Des années lumières ensuite, Morphée est revenu, accompagné de son père. Mes paupières ont reçu quelque poussière céleste, me plongeant à nouveau dans un sommeil inattendu, laissant le film des ombres, sans fin et suspendu au fil de mes nuits blanches.
3 janv. 2008
Dandy
Il tourne, il tourne et fait le beau, le sourire enjôleur, le sourcil circonflexe, chapeau noir et haut-de-forme sur regard de velours. La main gantée, le geste contenu, il parade tel un paon, séduisant et charmeur.
La belle s’approche, innocente et sublime, les yeux perdus, iris dévastateurs.
Le spectacle commence pour l’assemblée aux abois. Rires sous capes et verbe haut, on détourne l’attention, on guette l’insolite.
L’atmosphère se fait lourde, la belle se fait légère, vaporeuse et scintille, entraîne dans son sillage le jeune paon émoustillé à la queue déployée. Le dandy fait la roue et roucoule de désir, se sent pousser des ailes, les sens hypnotisés.
Fi des bonnes manières, il la couchera ce soir, là, dans l’antichambre, lui décrochera la lune, ôtera ses gants de cuir pour parcourir ses dunes.
Il craquera les dentelles de ses dessous divins, percera fiévreux la soie noire de ses bas, arrachera ce qu’il reste pour mieux sentir sa chair, se perdre dans sa chaleur, se fera animal pour assouvir la belle.
C’est une bête blessée qui quittera la chambre dans ce matin glacial. Aucun mot ni adieux, que des pas qui résonnent et s’éloignent au-dehors.
La belle alanguie s’endormira, nue et sans remords, des coussins sous la nuque, son parfum capiteux flottant aux alentours.
Les paons elle les connaît, aux plumes multicolores, ils ne l’impressionnent pas.
Elle les piège et les croque, chasse exquise et féline. Gangster des nuits câlines, stratagème bien au point, Arsène des hommes en tweed, mécanique bien huilée, pour des jeux érotiques et pas plus, même si affinités.
La belle s’approche, innocente et sublime, les yeux perdus, iris dévastateurs.
Le spectacle commence pour l’assemblée aux abois. Rires sous capes et verbe haut, on détourne l’attention, on guette l’insolite.
L’atmosphère se fait lourde, la belle se fait légère, vaporeuse et scintille, entraîne dans son sillage le jeune paon émoustillé à la queue déployée. Le dandy fait la roue et roucoule de désir, se sent pousser des ailes, les sens hypnotisés.
Fi des bonnes manières, il la couchera ce soir, là, dans l’antichambre, lui décrochera la lune, ôtera ses gants de cuir pour parcourir ses dunes.
Il craquera les dentelles de ses dessous divins, percera fiévreux la soie noire de ses bas, arrachera ce qu’il reste pour mieux sentir sa chair, se perdre dans sa chaleur, se fera animal pour assouvir la belle.
C’est une bête blessée qui quittera la chambre dans ce matin glacial. Aucun mot ni adieux, que des pas qui résonnent et s’éloignent au-dehors.
La belle alanguie s’endormira, nue et sans remords, des coussins sous la nuque, son parfum capiteux flottant aux alentours.
Les paons elle les connaît, aux plumes multicolores, ils ne l’impressionnent pas.
Elle les piège et les croque, chasse exquise et féline. Gangster des nuits câlines, stratagème bien au point, Arsène des hommes en tweed, mécanique bien huilée, pour des jeux érotiques et pas plus, même si affinités.
1 janv. 2008
2008
Et je danse sur cette année passée, sur ses rires, sur ses claques.
Je bouge et me déhanche au fil de ses images, rencontres, baisers, de ceux qu’il aurait fallu peut-être laisser.
Le tempo s’emballe, la mélodie gémit, coups au cœur, chair à vif, les enceintes hurlent, ma tête aussi.
D.J. de mes souvenirs, j’enchaîne et calme la piste, le pouls redescendu, place à la tendresse, à ces moments précieux, riches d’authenticité, vibrants dans ma mémoire.
Refrains repris en chœur, chorégraphie unique, les rythmes se succèdent, variés, inattendus.
Mes pieds martèlent le sol pour laisser une empreinte de tous ces jours vécus, preuves et témoins de mon histoire.
Mes bras balaient ce temps et en appellent un autre, un nouvel air m’attend, je me rejette dans la danse, à cœur et corps perdus.
Je bouge et me déhanche au fil de ses images, rencontres, baisers, de ceux qu’il aurait fallu peut-être laisser.
Le tempo s’emballe, la mélodie gémit, coups au cœur, chair à vif, les enceintes hurlent, ma tête aussi.
D.J. de mes souvenirs, j’enchaîne et calme la piste, le pouls redescendu, place à la tendresse, à ces moments précieux, riches d’authenticité, vibrants dans ma mémoire.
Refrains repris en chœur, chorégraphie unique, les rythmes se succèdent, variés, inattendus.
Mes pieds martèlent le sol pour laisser une empreinte de tous ces jours vécus, preuves et témoins de mon histoire.
Mes bras balaient ce temps et en appellent un autre, un nouvel air m’attend, je me rejette dans la danse, à cœur et corps perdus.
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